‘La cause première’ les katas Taikyoku.
A l’origine, les katas Taikyoku sont au nombre de 3. Ils ont été créés par Yoshitaka Funakoshi dans une recherche d'efficacité absolue du mouvement, éliminant toute technique superflue.
Il en existe 3 autres encore, qui ont été créés par Henry Plée, pionniers du Karaté français.
Taikyoku yodan les blocages sont age uke et oi tsuki jodan.
Taikyoku godan les blocages sont uchi uke et oi tsuki chudan.
Taikyoku rokudan les blocages sont gedan baraï en position kiba dachi.
Maître Hiroshi Shiraï, nous fait travailler Taikyoku, qui est un mélange des 3 premiers.
Bien que se soient les premiers katas que l’on apprend, ils ont été créés bien après les autres katas. Après de nombreuses années d’entraînement et de recherche, il est toujours intéressant de revenir aux bases.
Taîkyoku Shodan
"la cause première - inférieur"

‘Le kata de l’univers’ Ten no kata.
Ce kata fut créé avec les katas Taïkyoku par Maître Funakoshi. Il consiste en 2 parties, vers l’avant (omote) et vers l’arrière (ura). Omote est utilisé comme entraînement individuel et ura pour travailler avec un partenaire.
A l'origine, Ten No Kata n'a pas été mis dans Karate-Do Kyohan comme un kata. Mais le fils de Maître Funakoshi a aimé ce kata et a pratiqué Ten No Kata Ura beaucoup de fois avec Maître Egami et d'autres. Actuellement, Ten No Kata est le premier kata de base d'origine, mais il était connu sous le nom de Kumite Kata.
Toutes les ceintures marron doivent commencer à comprendre que la contre-attaque n'est pas séparée du blocage. Le point important des mouvements dans Ten No Kata est de montrer que nous comprenons que le blocage et l'attaque est un mouvement suivi avec une seule sensation et respiration. Il n'y a pas d'espace de temps entre le blocage et l'attaque, donc nous devons toujours essayer de faire les deux dans un mouvement continu. Aussitôt que nous bloquons, nous faisons déjà notre contre-attaque la plus forte.
Tsutomu OHSHIMA Sensei 

‘L’esprit pacifique’ Kata Heian.
Il y a 5 katas Heian. Lorsqu’on a atteint un degré de maîtrise dans ces katas, on peut avoir confiance en sa capacité de se défendre avec efficacité dans la plupart des situations. La signification du nom doit être comprise de ce point de vue.
Techniquement ces katas sont extraits des anciens katas Okinawaiens Kushanku et Passai. Cependant, ce qui a été transmis oralement indique que les Pinan (esprit pacifique) ont été créés en 1907 par Yasutsune Itosu de la ville de Shuri (Okinawa). Il a spécifiquement créé ces cinq katas à des fins d'enseignement du karaté pour les cours d'éducation physique dans les écoles publiques. Itosu a voulu simplifier le processus d'enseignement de Bassai Dai et Kanku Dai en présentant les Heian d'abord. Itosu a donc pris des techniques de Bassai Dai et de Kanku-Dai et les a utilisés dans un ordre croissant de difficulté pour créer les Pinan comme formes éducatives.
Avant, et dans d’autres styles de karaté encore, le deuxième kata Heian nidan était le 1er kata Heian. Ils s’appelaient PINAN. C’est maître Funakoshi qui leur a donné le nom de HEIAN et a inversé l’ordre des deux premiers. Il trouvait que c’était plus logique dans cet ordre là. C’est de cette manière que nous les apprenons maintenant dans le style Shotokan.
Maître Taji Kase nous faisait travailler Heian Oyo, qui est un mélange des 5 Heian.
Heian Godan
"L'esprit pacifique - 5eme niveau" 
Katas Heian - J.K.A. - Shotokan
La famille des tekki.
L'idéogramme de Tekki associe le fer et le fait de monter à cheval « guerrier armé chevauchant son cheval » que l'on traduit par "Cavalier de fer" en association avec la position Kiba Dachi.
A l’origine les 3 Tekki ne devaient être qu’un seul kata, ils ont été réorganisés et séparés en shodan, nidan et sandan avant la période de Maître Funakoshi. Ils étaient autrefois connus sous le nom de Naihanchi ou Naifanchi. Ils sont parfaitement représentatifs du vieux karaté.
Les particularités sont : De se réaliser sur un seul axe et dans la posture kiba dachi.
Tekki Shodan

On prétend que ce kata était un des préférés de Funakoshi et c'est lui, qui lui donna le nom de Tekki.
Avec Jean-Louis Morel, j’ai étudié le kata Tekki, qui est un mélange des 3.